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PDCA ou la roue de Deming

par | Mis à jour le 29/06/2022 | Publié le 08/12/2015 | Méthodologies | 0 commentaires

Cet article comporte 846 mots.

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On doit la roue au statisticien William Edwards Deming. Elle illustre la méthode qualité PDCA : Plan, Do, Check et Act en anglais. En français, on préférera :

  • Planifier,
  • Développer,
  • Contrôler
  • Agir.

Mais surtout, cette roue précise que l’amélioration est continue et incessante. c’est pour cela que l’on emploie l’expression « amélioration continue« .

Le principe du PDCA : l’amélioration continue

Quel que soit le projet, il y a un début, mais pas forcément une fin si l’on souhaite atteindre le chef d’œuvre. C’est ce qu’illustre la roue de Deming.

Les 4 étapes s’enchaînent régulièrement afin d’améliorer sans cesse la qualité d’un produit, d’un service, etc. en fonction de l’évolution de son contexte (tendance, nouvelles technologie, changement réglementaire, etc.):

  • Planifier : la première étape de la méthode consiste à définir les tâches, leur durée ainsi que leur enchaînement. Pour cela, on peut s’aider d’une simple liste de tâches quand on débute, puis du PERT et du diagramme de Gantt quand on maîtrise un peu plus la méthode ou que les projets ont plus complexes. Cette phase se conclut par la planification de l’ensemble des actions (les tâches) à réaliser pour atteindre l’objectif d’un projet.
  • Développer : la deuxième étape est la mise en œuvre de ces actions.
  • Contrôler : pour chacune des actions, on entame ensuite la 3e étape qui est de vérifier que les objectifs sont atteints, et ce, dans les conditions définies. Sinon, il faut identifier les écarts et les raisons des écarts.
  • Agir : la 4e étape consistera à trouver des solutions pour réduire les écarts identifiés précédemment et replanifier les corrections, et ainsi de suite…

LE PDCA en détail

PDCA : cycle d'amélioration continue, roue de Deming

1 – Planifier

L’objectif de cette étape est de cerner le problème (causes, conséquences) et de trouver la solution la plus efficace. On utilise donc la méthode de résolution de problème et ses outils (brainstorming, QQOQCP, Diagramme de Pareto, le 20/80, le diagramme d’Ishikawa, etc.).
Toujours dans cette même étape, après avoir identifié la meilleure solution à mettre en œuvre, on détaille et on planifie les tâches à réaliser, le budget, les ressources humaines et matérielles à répartir.

Comme dit plus haut, on pourra utiliser le PERT, le GANTT, la liste des tâches, la liste de contrôle

 2 – Développer

On dit aussi dérouler. Il s’agit en fait de mettre en œuvre la solution retenue. Parfois, vous pouvez lire que le plan d’action est réalisé dans cette étape. Peu importe, il est seulement nécessaire d’établir votre plan d’action (actions, résultats attendus et indicateurs) avant d’agir pour savoir où vous allez, comment et dans quel but.

Dès que ce plan est formalisé, passez aux actions.

 3 – Contrôler

À l’aide d’indicateurs que vous avez préalablement définis lors de la préparation du projet (planifier ou développer), vous vérifiez régulièrement que le projet progresse comme il est prévu et que les objectifs sont atteints au fur et à mesure grâce à un tableau de contrôle regroupant vos indicateurs. Bien entendu, le mieux est d’avoir prévu préalablement ce tableau de bord comportant, entre autres, le planning et le suivi des indicateurs.

  4 – Agir

En fonction des écarts apparus sur la planification ou la concrétisation du projet, on peut opter pour l’une des 3 solutions possibles :

  • réduire les écarts,
  • continuer l’amélioration générale ou la généralisation du projet,
  • abandonner le projet.

Sur cette étape, on formalise aussi les procédures et les spécifications de l’entreprise pour consolider l’avancement du projet. C’est à dire que l’on laisse des traces écrites sous forme d’archives (documents) pour éviter sur un projet similaire de réinventé ce qui a été fait sur ce projet. Cela permettra ainsi de gagner du temps sur les futurs projets similaires (réutilisation des supports) et d’adapter les supports pour des projets un peu moins similaires.

Dans un projet, il n’est pas nécessaire de réinventer la roue !

Avantages et limites du PDCA

Les avantages

  • Le PDCA peut être utilisé dans un nombre quasi illimité de type de projet. Il s’adapte facilement.
  • Le PDCA se prend facilement en main : c’est un outil simple et assez intuitif. Il peut aussi se complexifier en fonction du degré de compétences en matière de qualité.
  • Le PDCA est conçu dans l’esprit de d’amélioration continue. Celle-ci doit donc être constante et prévue sur un long terme. Généralement, il signifie donc une volonté de s’investir de la part de l’entreprise ou du service pour résoudre un problème ou gérer un dysfonctionnement.
  • Les actions sont menées dans le cadre d’un plan comprenant le contrôle et l’analyse des écarts. Le projet est donc cadré, ce qui  limite dans les dérives.

Les limites

  • La notice du PDCA étant assez simple, elle peut aussi conduire à une mauvaise utilisation de l’outil.
  • LE PDCA implique un investissement en temps à long terme.
  • Le PDCA peut limiter la proactivité lorsque le plan est lancé.
  • Le PDCA est utilisé dans la gestion de projet, le marketing, etc. C’est un bel outil, bien trop peu connu. C’est bien dommage !

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