Faire une enquête quantitative sous-entend que vous avez un besoin de recueil d’informations précis. Il existe 2 typologies d’enquête quantitative, celle pour le diagnostic et celle pour l’évaluation.

Article révisé le 8 avril 2021

Les enquêtes quantitatives

Faire une enquête quantitative de diagnostic

L’enquête quantitative de diagnostic est liée à des maux et des symptômes qui ont été constatés dans l’entreprise, un marché ou la société. Elle peut être liée à un besoin naissant par l’évolution de la société ou à créer, mais aussi un symptôme sur des process, des procédures ou des outils existants.

Exemples : 

  • problème dans l’entreprise lié à l’acquisition d’un nouveau logiciel non adapté ou non performant.
  • mener une enquête quantitative dans le cadre du lancement d’un nouveau produit innovant (ou pas)
  • définir les besoins des utilisateurs dans le car du développement d’un logiciel de gestion du quotidien pour les aidants familiaux (nouvellement reconnus).

Il faut agir, car les symptômes sont devenus devenus problématiques et peuvent avoir des conséquences graves ou parce qu’il y a un marché à créer ou parce que le produit actuel vieilli et qu’il faut innover pour relancer les revenus de l’entreprise.

L’analyste doit donc mener une étude et des observations afin de réduire les dysfonctionnements sans en créer d’autres ou trouver les bonnes réponses aux besoins de futurs clients.

Ces derniers points sont importants et sont donc à retenir lors de la présentation des résultats : on ne soigne pas des maux par d’autres et on ne vend pas durablement de la poudre de perlimpinpin.

Les prescriptions apportées par l’analyste aideront l’organisation à justifier son action par une argumentation chiffrée ou factuelle. Ou au contraire, cela justifiera que même si la situation actuelle n’est pas satisfaisante, il vaut mieux ne rien faire, car les solutions possible ou le besoin à ce jour n’en sont pas vraiment.

Faire une enquête quantitative d’évaluation

L’enquête quantitative d’évaluation est déclenchée suite à des dysfonctionnements signalés par un groupe, parce que l’on souhaite tester un dispositif avant de le généraliser ou que l’on souhaite recueillir les avis de la population ou d’un groupe de la population. Elle porte généralement sur des sentiments et des ressentis que l’on souhaite chiffrer. Le phénomène qui pose problème ou que l’on veut tester est donc plutôt abstrait. Il peut être de l’ordre relationnel, social ou culturel.

Il s’agit alors à travers ce travail d’évaluation d’estimer la situation ou les conséquences d’un phénomène (lancement d’une publicité par exemple ou discours d’un homme politique), mais aussi de libérer la parole pour travailler sur les résistances du groupe de mécontents et de désamorcer les tensions.

L’analyste évaluera la problématique et proposera des solutions à la hauteur du niveau de dysfonctionnement, mais aussi des solutions pour communiquer sur la prise en charge par l’organisation du problème et les solutions apportées.

Nous retiendrons que faire une enquête quantitative sert à quantifier un phénomène, une attitude ou un comportement, et éventuellement à démontrer une causalité avec une variable.

Qu’est-ce que je cherche ?

Mais quelles informations dois-je recueillir ?

Pour le savoir, je dois faire le point sur les faits qui m’ont amené à vouloir mener une enquête quantitative et sur les problèmes que j’ai constatés. Après une analyse (observation et recherche documentaire) qui me permet de bien identifier quels sont les causes du problème, les conséquences et les mécanismes, je peux en tirer des hypothèses et des arguments, voire une théorie qu’il me faut vérifier…

C’est là qu’intervient l’enquête quantitative qui me permettra de confirmer mon hypothèse et potentiellement de m’apporter des réponses qui m’aideront dans ma prise de décision pour résoudre le problème.